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samedi 17 mars 2018

ITER a un concurrent


Une visualisation du projet Sparc
Des chercheurs chez le très connu université américain MIT pensent avoir trouvé une solution pour réaliser la fusion contrôlé. Elle est si convainquant qu’une entreprise nouvellement fondé, Commonwealth Fusion Systems, a décidé d’investir 500 000 euro dans le projet.

La nouveauté du projet est l’usage d’un ruban supraconducteur, qui selon un porte-parole du projet nous donnera de la fusion contrôlé dans 15 ans. Le ruban est un nouveau type de matériau supraconducteur composé d’acier avec une couche d'oxyde d'yttrium, baryum et oxyde de cuivre. Ce ruban est capable à créer les camps magnétiques super puissants nécessaires pour maintenir le rayon de plasma en place.

« C'est un moment historique significatif. Les progrès réalisés au sein des aimants supraconducteurs ont permis d'atteindre les conditions nécessaires pour la fusion. Ensuite, nous pouvons espérer un avenir énergétique sûr et sans carbone », a déclaré le directeur de l'université.

La fusion nucléaire est une réaction qui se produit lorsque deux noyaux nucléaires fusionnent et forment une matière plus lourdes. Ce processus est le moteur des étoiles et libère de grandes quantités d'énergie. Pour créer de l’énergie positive, c’est-à-dire plus qui sort qu’entre dans le processus, il faut malheureusement des températures extrêmement élevées. Il n'y a aucun matériau solide qui peut supporter des températures de plusieurs centaines de millions de degrés. La solution de contournement consiste à laisser des aimants retenir le carburant d’hydrogène comme un fin rayon de plasma au milieu d’un canal formé comme un torride.

Les aimants que le MIT vont utiliser devraient fournir un champ magnétique au moins quatre fois plus fort que celui utilisé dans le projet ITER. Ils permettront à créer une puissance 10 fois plus forte pour tenir le rayon de plasma au milieu du canal.

Le MIT consacrera les 3 prochaines années à développer les aimants dans un projet appelé Sparc. Ensuite, un réacteur d'essai sera construit, conçu pour produire 100 MW de chaleur. Elle ne sera pas convertie en électricité mais théoriquement assez puissant pour alimenter une petite ville en électricité.

Comparé avec ITER le projet Sparc aura un réacteur de la taille 65 fois plus petite. Les calculs faits par le projet indiquent qu’un réacteur 2 fois plus grand que le Sparc sera capable à produire 200 MW d’électricité.

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