Pages

mardi 18 juin 2019

Futures mines sans émissions de CO2 ?


Un énorme camion minier monte sur la large route vers le dépôt de la mine de cuivre d’Aitik dans le très nord de la Suède,. Les roues ont un diamètre de 4 m et pleinement chargé le véhicule pèse 500 tonnes. La société minière Boliden exploite chaque année 70 millions tonnes de roche grise de la mine à ciel ouvert avec la profondeur de presque 500 m, l'une des plus grandes mines de cuivre d'Europe.


Cette machine est l’un des véhicules le plus assoiffé sur le marché, avec une consommation de 400 litres de diesel par heure. Le camion qui maintenait gronde dans la monté n’en utilise qu’une fraction.

L'explication est visible au-dessus de la cabine, où deux pantographes sont en contact avec une ligne de caténaires qui alimente le véhicule en électricité.

La ligne n’est pas très longe, à peine 700 m mais elle a bien fonctionné pendant 9 mois. C’est pourquoi l’entreprise maintenant prévoit une extension de la piste. Elle sera une prolongation de 1 km de la piste existant. Toutes les pistes principales peuvent potentiellement être électrifiées et dans ce cas la consommation de diesel diminuera d’environ 40%.

Autre de la réduction de la consommation de carburant, l'entraînement électrique a plusieurs avantages. Les camions sont deux fois plus rapides, ce qui signifie qu'ils peuvent être utilisés plus efficacement, et l’environnement de travail s’améliore, car le niveau de bruit est beaucoup plus bas.

Cependant, l’électrification ne s’arrête pas aux transports. Une transition vers l'automatisation est en cours. Dans une première étape les perceuses seront contrôlées à distance pour ensuite devenir complément automatisés. L’entreprise sera le premier au monde à posséder une perceuse qui à la fois est électrique et autonome. Elle permettra d’augmenter le taux d’utilisation qui normalement est entre 45 et 47%, à 65%.

Les mines sont un environnement bien adapté pour tester de nouvelles solutions. Elles sont des installations fermées avec des pistes fixes et sans trafic civil, ce qui facilite l’introduction de véhicules autonomes. Pour la même raison, quelques kilomètres de route électrifiée ont des effets bien plus importants que dans des routes publiques. Car, les véhicules conventionnels utilisés dans des mines consomment plusieurs centaines de litres de diesel par heure, 24 heures sur 24, et toute l'année.

Le coût de la première installation d’une route électrifié a largement était repayé par l’épargne de diesel, ce qui fait que d’autres avantages, comme par exemple plus de productivité et moins de maintenance, ne sont que des bonus.

Les véhicules utilisés aujourd’hui sont de type hybride diesel-caténaire. Mais, une fois que l’électrification est complétée sur toutes les routes possibles, la prochaine étape sera à utiliser des hybrides batteries-caténaires. Des calculs montrent qu’il est techniquement possible, mais il faut d'abord avoir tout l'infrastructure en place.

lundi 17 juin 2019

Les voitures électriques perturbent le réseau électrique en Norvège

Aucun autre pays n'a tant de voitures électriques comme la Norvège. Elles sont maintenant près de 10% dans le parc des particulières et plus de 50% des ventes neuves.

Mais, la transition rapide peut nécessiter des investissements importants dans le réseau électrique. Si la plupart des voitures en 2040 seront électriques et si les propriétaires continuent à les charger comme actuellement, c'est-à-dire les après-midis et les soirs, les investissements nécessaires pouvaient atteindre plus de 1 milliards euro.

C’est la conclusion d’une étude payé par l’état et réalisé par le consultant Pöyry.

L'étude montre que 60% des investissements doivent être réalisés dans le réseau basse tension, 10% dans les stations du réseau, 28% dans le réseau haute tension et 2% dans les transformatrices hautes tensions.

Un gros problème avec ce scénario est qu’il est difficile à réaliser un tarif distinct pour la recharge des voitures, parce qu’une grande partie se fait chez les particuliers. Le coût doit donc être payé par tous les consommateurs d’électricité.

Cependant, ce coût élevé ne s'applique que si les propriétaires continuent à charger la voiture électrique comme ils le font actuellement.

Si les voitures seront chargées par un moyen d'un contrôle intelligent pendant la nuit, le coût de l'investissement chute à presque zéro. Un autre scenario, plus compliqué à mettre en œuvre, est si les voitures continuent de charger pendant la soirée mais seulement lorsque les batteries sont pratiquement vides. Dans ce cas il suffit de 0,4 milliards d’investissement.

Il n’a pas de raison à penser que les chiffres dans le rapport ne soit pas correct. Cependant, les norvégiens payent actuellement environ 10 milliard par an pour carburants. Dans cette perspective 1 milliard pendant 20 ans n’est pas un gros chiffre.

dimanche 16 juin 2019

Les pronoms peuvent révéler une relation précaire


L'image idéale d'une relation amoureuse est quand toi et moi deviennent nous. Mais, tous les couples ne sont pas à la hauteur de cet idéel romantique et l’absence du mot nous peut révéler que la caractéristique de la relation plutôt est de type raison que de la passion.

Will Dunlop, chercheur en psychologie à l'Université de Californie, a étudié comment les gens se expriment sur leurs propres relations amoureuses. Il a lié ces histoires à la théorie de styles d’attachement. Selon cette théorie, la faculté des gens à se mentalement lier aux autres dépend des expériences qu'ils ont eues dans leurs enfances. Si par exemple un parent a évité un enfant lorsqu'il avait besoin de réconfort, cette individu peut commencer à éviter de la proximité, appelé attachement évitant. Si le parent a plutôt répondu aux besoins, mais seulement occasionnellement, l’enfant peut développer un attachement vigilant. Selon la théorie ces comportements ont la tendance d‘accompagner les individués aussi à l'âge adulte.

Chez un adulte l'attachement évitant font qu’il se sent inconfortable si quelqu'un s'approche de lui de trop près. Au contraire, l’attachement vigilant fait que la personne constamment a peur de perdre son partenaire.

Will Dunlop a étudié le lien entre ces modes d’attachements fragilisés et l'utilisation de pronoms personnels chez plus de 1 400 sujets. Quand les personnes avaient un attachement évitant ou vigilant, elles utilisaient plus souvent le pronom je, mais ceux qui avaient un attachement évasif utilisaient aussi parfois le pronom nous.

« C'est une toute nouvelle façon de mesurer le degré d'attachement évitant, car les gens ignorent généralement l’importance des pronoms utilisés » a déclaré l’auteur de l’étude. Si les deux parties dans une relation ont le schéma évitant le risque de distances émotionnelles et séparations augmentent.