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lundi 8 avril 2019

Comment les animaux voient le monde


La vision humaine et celle d’un ver de velours
 A savoir :

Une caméra moderne a un peu plus de pixels que nous, quelques millions. Nous avons environ un demi-million de pixels par œil. Les yeux simples dans le règne animal ont 10 à 40 pixels.

En termes de la définition il suffit de 2 pixels pour que ce soit une capacité visuelle.

Un vue basé sur entre 20 et 300 pixels est suffisant pour trouver un bon habitat.

Les mouches des bananes ont environ 600 pixels, ce qui est considéré comme un minimum pour pouvoir utiliser la vision pour des comportements avancés.

L'oiseau national des États-Unis, le pygargue, à une tête blanche et une résolution visuelle qui est 2,5 fois supérieure à la nôtre. Il a aussi des yeux plus grands qui occupent une grande partie de la tête.

Au début de la période cambrien, il y a 540 millions d'années, la diversité de la vie sur notre planète a connu une augmentation explosive. Elle marque aussi le début de l'évolution visuelle.

Le premier type de sensibilité à la lumière chez les animaux avait pour but à percevoir le rythme journalier et la profondeur de la mer. C’est encore une faculté qui a les méduses dans nos mers. Cependant, d’autres animaux ont pendant une évolution de millions d’années développé des yeux capable à distinguer direction et puis aussi hautes résolutions et couleurs.

Le règne animal comprend une 30ene de souches différentes. Parmi eux, seuls 3 ont développé une vision à haute résolution: Les arthropodes (tels que les insectes et les araignées), les vertébrés et les poulpes. Ils sont les seules à pouvoir communiquer les uns avec les autres visuellement, éviter des prédateurs et trouver à manger.

Une hypothèse généralement accepté est que certains animaux ont développé une bonne précision visuelle déjà pendant la période cambrien. Cette faculté donnée, ils pouvaient devenir prédateurs. Pour bénéficier d’une telle capacité il fallait être un peu plus grand et pouvoir se déplacer assez rapidement. De plus, il faut des muscles pour guider les yeux. Tout cela a entraîné une énorme pression de sélection qui a contribué à l'évolution du cerveau.

Les vertébrés sont généralement des tétrachromates, ce qui signifie qu'ils ont 4 types de bâtonnets, (rouge, bleu, vert et ultraviolet). Ceci est par exemple le cas pour poissons, reptiles et oiseaux. Par contre, les primates n’ont que 3 bâtonnets, (rouge, bleu et vert), alors que les autres mammifères n'ont que 2, (bleu et vert).

Tout cela est à cause de dinosaures. Pendant cette période il valait la peine de devenir un animal de nuit pour contourner le rythme journalier de ces prédateurs. C’est ainsi que nos ancêtres mammifères ont lâché deux de leurs bâtonnets et devenu dichromatique. Sauf pour singes et humains, cela n’a pas changé. Il y a environ 20 à 40 millions d’années qu’une duplication génétique a fendu notre bâtonnet pour vert et la copie est devenue sensible au rouge.

Ce changement a probablement eu lieu pour pouvoir trouver et manger des fruits. Il a rendu possible aux primates de distinguer des fruits rouges contre un fond de feuilles verts. Les chiens et les chats ne peuvent pas le faire.

Les maitres à distinguer des couleurs sont les papillons. Ils utilisent cette faculté pour trouver des fleurs spécifiques et pour reconnaître les motifs d'ailes lors de l'accouplement. Un papillon jaune japonais, (Papilio xuthus), peut distinguer des longueurs d’ondes avec une précision d'un nanomètre et cela dans trois majors couleurs. Pour le faire il lui faut 6 bâtonnets sensibles aux couleurs.

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