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mercredi 10 juillet 2013

Le jeûne


Le mois du ramadan vient d’arriver. Autre que de réaliser un devoir religieux on se demande à quoi le jeûne serve ?  Est-ce que l’effet est physique, psychologique, sociale ou manque-il aucune sens?

Chez les musulmans il y a serte un aspect très social. Ils invitent les proches, les moins proches, les amies et parfois des connaissances à partager un repas après le couché du soleil. C’est très sympathique.

Autrement les idées sur le jeûne sont assez dispersées.

Pendant toute une semaine j’ai une fois essayé l’idée du jeûne comme régénérateur physique, ou avec une expression moderne detox. Il impliquait à ne rein manger mais, pour une raison qui m’est inconnue, de temps à temps boire un verre de jus de choucroute. C’était une vraie épreuve et pendant les nuis je ne sassais pas de rêver à manger. Une fois la semaine passé j’ai eu une faim du loup. Tous les kilos perdus, et un peut plus, ont très vite été regagné. Pourtant, cette méthode est dans certains circuits encore recommandé pour « regagner un équilibre physique ».

L’aspect économique de cette forme de jeûne n’a pas été oublié par les commerçantes non plus. Des magasins diététiques vendent des boîtiers du jeune rempli de produits qui selon eux sont nécessaires pour bien gérer la cure. Comment il est possible de remplir rein avec plein m’est une énigme.      

Le Carême du Pâques est la version chrétienne. Elle est la période du mémoire de la tentation de Jésus et dure 40 jours avant Pâques. La dernière semaine est la Semaine Sainte qui est remplie de cérémonies religieuses. La jeûne est traditionnellement précédé par une semaine de fête, d’où le mardi gras. En Scandinavie il y avait autrefois en plus le dimanche de viande et le lundi de saucisse.  

Le jeûne était important en Scandinavie médiévale, mais il a disparu avec les réformes des années 1500. Pourtant, le mardi gras a survécu et selon la tradition moderne, soutenu par les commerçants, les gens mangent une pâtisserie appelé « semla » tout les mardis avant pâques.   


Il me semble que la souffrance est l’idée centrale dans cette forme de jeûne. Peut-être y a-t-il des effets secondaires mais les doctrines ne sont pas très clair dessus. Est-ce que les pratiquants, sauf de tout le temps penser à manger, aussi se sentent plus proche du divine ? Je m’imagine aussi que d’avoir une expérience concrète de ce que est la faim dans une autre époque aurait rendu les gens plus sensible aux ceux qui n’avaient pas assez à manger. Dans nous sociétés le problème est l’inverse. Mais, je n’ai jamais entendu aucune personne formuler l’idée de se donné un gros ventre en solidarité avec les obéisses, qui maintenant statistiquement sont les moins bien économiquement loties !

Cependant, presque toutes religions prescrivent un jeûne :

Bahá'íe
19 jours

Bouddhisme
Tous les jours entre 12 heures et le repas du matin.

Hindouisme
Pour festivals, tels Mahashivaratri, (la nuit de Shiva)
Les hommes saints jeûnes plus que d'autres.

Judaïsme
Yom Kippour. Ils s'engagent au jeûne et la repentance pour la réconciliation avec Dieu.     

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