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vendredi 11 janvier 2019

Le tartare témoigne de manuscrits médiévaux

 Au milieu du 15ème siècle, l'inventeur allemand Johannes Gutenberg a lancé la presse à imprimer. Auparavant, les moines d'Europe consacraient des efforts considérables à la rédaction manuelle de livres. Ils ornaient les manuscrits avec des feuilles d’or et un colorant de bleu intense, l’outremer, produit à partir du minéral lapis-lazuli extradé de mines en Afghanistan. Ce colorant était aussi cher que l'or.

Pourtant, l’image que ce travail n’était fait que par des moines est faux. Car, des chercheurs allemands ont maintenant constaté que ces documents précieux aussi ont été produits par des femmes. La preuve est qu’ils ont trouvé des grains d'outremer dans le tartre d'une femme décédée à l'âge moyen et enterrée dans un monastère de Dalheim vers 1100. Les auteurs pensent qu'elle occasionnellement collait son pinceau entre ses lèvres afin de pouvoir tracer des lignes fines et qu’elle de cette façon a introduit des grains de l’outremer dans sa bouche.

Les artistes qui décoraient ces textes religieux n’ont que rarement signé leurs œuvres. On a longtemps pensait qu'il s'agissait que d'hommes. Cependant, la  nouvelle découverte indique qu’aussi les femmes ornaient ces documents si importants dans notre culture.

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