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lundi 11 février 2019

Piratez le corps et vivez plus confortablement


Le transhumanisme veut libérer les gens de leurs limites. En utilisant de la technologie, il a pour but de nous libérer de nos faiblesses. Le mouvement en Suède compte plus de 5 000 adeptes qui tous ont, ou veulent, avoir une micro-puce d’identification sous la peau entre le pouce et l’index.

Le mouvement s'est renforcé les dernières années. En plus de porter le concept de la modification corporelle à des niveaux complètement nouveaux, le développement a évidemment aussi créé des problèmes éthiques.

Les piercings et les tatouages ​​sont courants aujourd'hui. Cependant, des modifications corporelles non visibles sous la peau sont de plus en plus courantes. Il s’agit du bio-hacking, ce qui signifie qu’on manipule le corps et le psychisme pour devenir une meilleure version de soi-même.

Une partie du mouvement bio-hacking a ses racines dans le transhumanisme, une philosophie qui préconise l’utilisation de la technologie pour améliorer nos caractéristiques mentales et physiques.

Il y a plusieurs versions de bio-hacking.

Une branche s’intéressée aux expériences biologiques dans des laboratoires. Elle est animée par une croyance populaire et démocratique de la science.

Une autre branche est composée d’amateurs de micro-puces, des enthousiastes dont l’attitude envers la technologie et le corps souvent repose sur une idéologie transhumaniste, c’est-à-dire que le corps humain peut être amélioré par la technologie.

D’améliorer le corps avec l'aide de la technologie signifierait qu'on devient un cyborg, c'est-à-dire un organisme composé à la fois de tissu biologique et de pièces synthétiques.

Certains transhumanistes pensent que l’humanité déjà est dedans, car nous utilisons de technologies telles que stimulateurs cardiaques, implants cochléaires et spirales de contraception pour améliorer nos vies physiques.

Pourtant, l’idée de transhumanistes a des racines historiques. Les alchimistes voulaient par exemple à trouver un élixir de vie et Freud a testé la cocaïne, qu’on peut considérer comme des formes de bio-hacking.

La différence est que certaines bio-hackers veulent aller plus loin. Par exemple en « zappant » leurs cerveaux avec de l'électricité pour devenir plus intelligent.

L'un des principaux débats dans le transhumanisme sérieux est les limites entre amélioration et thérapie. La plupart de nous sont prêts à payer pour les soins de santé du voisin, mais ne pas pour qu’il améliore ces capacités. Mais, tout dépend de la manière dont on aborde le problème. La vaccination est souvent considérée comme une forme de médicament, mais en réalité c'est une amélioration qui nous donne un système immunitaire collectif.

Dans un avenir de transhumaniste imaginaire, il n'est pas impossible que quelqu'un pourrait inventer un médicament d'amélioration sans effets secondaires. Par exemple, un médicament, ou un implantât, qui augmente le QI de quelques points. L’accepter ou non ? Il aura dans ce cas des minuscules améliorations pour les individus mais un bénéfice socio-économique considérable.

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