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samedi 27 juin 2020

Une nouvelle application pour réveiller les rêves professionnels des jeunes


De nombreux jeunes des banlieues métropolitaines grandissent sans modèles et sans contact avec la vie professionnelle où leurs compétences dans l’avenir seront nécessaires. Il est dans ce contexte que le coaching par distance, My Dream Now, a été lancé.

My Dream Now est un programme suédois qui vise à renforcer le lien entre les lyciens et la vie professionnelle. Le but est de réveiller l'intérêt pour diverses formations et professions dans des banlieues des grandes villes.

L'application est faite pour amener les jeunes à voir leur propre potentiel, à nuancer l'image des banlieues en tant que zones à problèmes et à inspirer aux futurs emplois dans des activités industrielles ayant un grand besoin de compétences.

Il y a des problèmes dans certains banlieues  Ces sont des lieux où des nombreux jeunes grandissent sans avoir un clair vison sur les possibilités qui existent et où leurs parents souvent ont eu du mal à trouver des emplois qualifiés. Cependant, les possibilités sont là car des nombreuses entreprises ont du mal à recruter.

Pour inspirer une vie professionnelle à venir, l’application fournit des coaches bénévoles de diverses industries et entreprises qui régulièrement visitent les écoles où ils expliquent à quoi consistent leurs postes, répondent aux questions des lyciens et les guident vers des parcours éducatifs appropriés.

Plusieurs sociétés informatiques et d'ingénierie qui dans l’avenir doivent recruter sont impliquées dans le programme, par exemple Vattenfall, Samsung, Fujitsu et des entreprises du secteur de la construction,

Les jeunes peuvent se connecter à l'application et trouver un emploi qui les intéresse et être jumelés par des professionnels bénévoles qui souhaitent partager leurs expériences.

En par exemple contactant un ingénieur les participants peuvent trouver de l’inspiration et avoir des conseils sur les moyens de s’éduquer.

Actuellement il y a environ 200 coaches et des centaines de jeunes inscrits.

vendredi 26 juin 2020

Pourquoi le coronavirus se propage en clusters


Le 10 mars, 61 personnes d’une chorale se sont rassemblées dans une église en Mount Vernon, Washington, États-Unis. Ils chantaient et prenaient du café pendant 2 heures et demie. C’était une occasion ordinaire. Cependant,  ce que personne ne savait était qu'un des membres portait le virus depuis 3 jours mais qu’il lui-même pensait que c’était un rhume ordinaire. Au cours des semaines suivantes 53 des choristes sont tombés malades, 3s ont été hospitalisés et 2 sont morts.

L'événement fait partie d'histoires similaires sur la façon dont le nouveau virus se propage à partie d'un soi-disant super-contaminateur.

Aujourd'hui, plus de 3 mois passés, les chercheurs sont de plus en plus convaincus que c'est ainsi que la majorité de la propagation du nouveau virus se passe. Il ne se comporte pas comme une grippe ordinaire. La propagation d'une grippe commune est un genre de vague qui déferle sur une population mais le nouveau virus est plus irrégulier, tout comme lorsque des éclaboussures frappent un mur, dans ce qu'on appelle infections en clusters.

Que le virus se propage en clusters n'est pas une surprise. Les deux autres coronavirus qui faisaient objet de très grandes attentions quand ils se propageaient dans le monde, le SARS, (2003), et le MERS, (2012), se propageaient de la même manière.

Selon les chercheurs c'est une bonne nouvelle. C’est-à-dire que le virus ne disparaîtra probablement pas mais au lieu d'une deuxième vague les chercheurs pensent qu’il aura de plus en plus de petites éclates qui peuvent être gérées localement. Les efforts peuvent en outre être mis sur la prévention des événements susceptibles de donner lieu à ce type de contagion, appelés «événements de super-propagation». Il pourrait avoir un grand effet sur la propagation du virus, bien que personne ne sache exactement dans quelles circonstances le risque d'une telle propagation est le plus élevé.

Le schéma récurrent semble être que la plupart des gens ne contaminent que ses proches, comme la famille. Cependant, de la recherches montre qu’une minorité, 20%, peuvent contaminer autant que 80% des cas.

Ce fait signifie qu'une diffusion plus large du virus a des difficiles à démarrer. Il n'est pas rare que l'infection ait lieu à plusieurs reprises avant que la propagation ne décolle. Cela pourrait expliquer le fait que l’existence du virus a été prouvée en France déjà en décembre, sans entraîner une épidémie. Il peut aussi expliquer les différences évidentes dans la façon dont différentes régions et villes ont été affectées.

Que caractérise un super-contaminateur ?

Une explication pourrait être que le virus principalement se propage par gouttes. Cependant, il peut aussi parfois propager avec de mini-gouttes, appelés aérosol. Elles sont toutes petites et reste beaucoup plus longtemps en air libre et peuvent par conséquence se répandre sur de plus longues distances. Il existe des études qui indiquent que ce type de propagation est celui qui domine lorsque l'infection se poursuit en clusters.

Il se peut aussi que les différences individuelles soient importantes. En raison de ces différences dans les systèmes immunitaires, certaines portent simplement plus de virus ou il le porte pendant plus longue temps. Il  peut aussi être lié à la respiration. Une étude de l'année dernière a montré que certaines personnes en bonne santé exhalent beaucoup plus de particules dans l'air que d'autres. Le comportement est aussi important, certaines ont plus des contacts sociaux que d’autres.

L’occasion est aussi importante. Les atteints de covid-19 sont très infectieux pendant une courte période. Le risque d'infection est aussi plus élevé à l'intérieur qu'à l'extérieur. Si ces deux facteurs coïncident dans un rassemblement social il se peut, comme a été les cas dans le choral, qu’un « événement de super-contamination » se produise.

jeudi 25 juin 2020

L'énergie éolienne danoise pour avancer l'hydrogène comme combustible


Le Danemark est en train d’investir dans l'hydrogène pour l'aviation et transports lourds. Pour y arriver, le pays doit d'abord construire 2 îles artificielles dans la mer du Nord et la mer Baltique avec des centaines d'éoliennes.

Avec la ressource potentielle de 3 000 MW de vents offshores, (correspondant d’environ 2 stations nucléaires), autour de l’île de Bornholm, il sera possible à produit hydrogène pour bus et camions. Cependant, la grande opportunité est la demande de combustible pour l'aéroport de Copenhague, Kastrup.

Le Danemark a été le premier pays au monde à construire des éoliennes offshore au début des années 1990. Ce qui à l’époque était une technologie très coûteuse a ces dernières années chuté de prix. C’est pourquoi le gouvernement veut construire 2 îlots «énergétiques» avec des centaines d’éoliennes et produire tellement d'électricité qu'il suffit pour les besoins d’une grande partie du pays et aussi produire de l'hydrogène.

Quand la production d’électricité surpasse les besoins, le surplus sera utilisé pour produire l'hydrogène par électrolyse d’eau. Il peut soit directement être utilisé comme carburant pour l’industrie et transports, soit être combiné avec du CO2 pour former méthanol, un carburant alternative pour avions.

Un certain nombre de sociétés danoises ont récemment présenté des plans pour une grande usine de production de ce carburant à Copenhague. Le CO2 sera collecté dans des centrales de chauffage urbain et des installations de traitement des déchets de la ville. L'objectif est de dans 10 ans produire 30% de la demande danoise en carburant d'aviation.

Ce plan s’encadre bien avec la vision du gouvernement à réduire les émissions de CO2 de 70% d'ici 2030. L’idée est de créer plus d'emplois et des nouvelles industries d'exportation danoise.

La discussion sur le projet est actuellement beaucoup centrée sur les emplois qui seront créés et les opportunités industrielles. Cependant, en haut de toutes les considérations est le fait que les politiciens veulent montrer qu’ils s’occupent sérieusement du changement climatique.