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mardi 3 juillet 2018

De la confiance sociale abaisse


La justice est indépendante. C’est une phrase que je de temps en temps entendre dire les politiciens ici. Pourquoi est-il si important de le dire ? Peut-être veulent-ils exprimer que autrefois il y eu un problème mais qu’il maintenant a été réglé. Je doute que les français sont d’accord car le niveau de confiance dans la société n’est pas très haut, ce qui considérablement frêne le développement social du pays.

La confiance – d’avoir présomption de la bonne volonté des autres – est la colle dans une société. Si elle fonctionne bien les transactions économiques se font plus facilement, les accords sont suivis et il y a moins besoin d'avocats et policiers. Les sociétés avec un important niveau de confiance social ont aussi moins de corruption et une démocratie plus stable.

Pourtant, la confiance social, si important pour notre bienêtre, varie beaucoup dans le monde. Dans la région de Copenhague, 80% se disent avoir confiance en leurs semblables - dans une région en Slovaquie, le même chiffre n’est que 8%.

Dans un livre intitulé Sprickor i fasaden, (Fissures dans la façade), deux sociologues examinent le développement de la confiance en Suède. 

Les jeunes, (16 à 29 ans), les peu qualifiés et les immigrants de pays non-scandinave ont moins confiance que d’autres. Dans ces groupes le taux de personnes avec un niveau de confiance élevé est de 45%, c'est-à-dire nettement inférieure à la moyenne de 56%. D’autres groupes avec peu de confiance sont des personnes socialement vulnérables ou en mauvaise santé. Dans plusieurs de ces groupes, la confiance a diminué depuis les années 1990.

Les auteurs notent que bien que le niveau de confiance reste élevé en Suède, cet atout pour la société est de plus en plus remis en question par le fait qu’elle significativement abaisse dans certains groupes. Un groupe de ce type est celui des sympathisants des Démocrates Suédois, (le correspondant de FN). Soit-il possible que c’est la manque de confiance qui attire les gens à ces groupes et ne pas la ligne politique ?

Que la confiance varie entre groupes est connu depuis longtemps. Ceux avec le plus de confiance sont des fonctionnaires des grandes villes bien éduqués et en bonne santé dans l'âge moyen supérieur, (50-65 ans). Cependant, les groupes qui maintenant ont un niveau de confiance beaucoup plus faible représentent un tiers des électeurs. « C'est une trop grande minorité pour constater que tout est bon avec la confiance interpersonnelle en Suède », écrivent les chercheurs.

Cependant, il est trop tôt pour tirer des conclusions de ces changements. Mais, écrivent-ils, « lorsqu'une avalanche se déclenche, elle commence avec un déplacement lent. C’est pourquoi les mesures de confiance sont importantes à suivre ».

Pour stopper le développement vers les bas les auteurs proposent de réduire les inégalités sociales via par exemple une politique plus égalitaire du marché du travail et des meilleures écoles.

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