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mercredi 16 septembre 2015

Comment maintenir une industrie forte



La réindustrialisation de la France est impossible. C’est une rubrique du journal Le Point. En gros il est expliqué que la société post-industrielle repose sur les innovations et les services et ne pas sur la fabrication industrielle.

Il me semble que cette idée est basée sur des faibles connaissances sur la nature de l’industrie moderne. L’attitude en Suède est diffèrent et des investissements dans le secteur industriel sont considérables. Sous la rubrique « L’avenir industriel, peut-être ne pas si sombre », j’ai écrit dessus en Août.

Voici des réponses de quelques personnes suédoises pourquoi l’industrie suédoise ne jette pas l’éponge :

Helena Hedblom, président d’Atlas Copco AB Secoroc et chef de la division Roche Drilling Tools.
Il est une exigence pour nous d’être en mesure de rationaliser la chaîne de production. Nous sommes bons à nos processus de fabrications et entouré par des fournisseurs qui bien connaissent l’automatisation. Des délais de livraisons courtes, des bons investissements du capital et de la proximité de nos partenaires sont essentielles. De la qualité stable et élevée dans nos produits est notre sceau et un haut degré d'automatisation nous aide à y parvenir. L’automatisation nous permet aussi de créer plus de flexibilité dans des produits complexes, qui facilite la production selon les spécifications de nos clients.

Ola Asplund, conseiller principal du syndicat, IF Metall.
Les similitudes entre pays sont plus importantes que les différences. La technologie, les matériaux et les exigences des clients sont tous le mêmes. Les différences sont principalement les attitudes et les attentes de l'autre. En Suède ces sont des conséquences d'un niveau élevé de l’éducation mais aussi d'une société équitable et démocratique. Puis, la longue tradition industrielle a créé une bonne densité de structures publiques supportant qui manque dans les pays émergents. Les domaines sociaux sont très développés.

Klas Ericson, conseiller en placement, Business Sweden.
Une culture organisationnelle avec des structures plates qui facilite l'amélioration continue et la production. Des bonnes intentions de coopérations entre les partenaires sur le marché du travail. Un niveau élevé de compétences interpersonnelles facilite des projets communs entre les différentes parties des organisations. L'accès à une main-d'œuvre avec un haut niveau d'expertise et de responsabilité. Un bon accès aux fournisseurs et conseilleurs techniques dans divers secteurs.

Certain de ces facteurs sont culturelles et historiques qui dans le coutre terme ne se laissent pas copier. D’autres sont de nature attitudes et changeables. En se supportant sur des points forts en France, je suis convaincu que l’industrie a un avenir aussi ici.

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