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dimanche 3 septembre 2017

Le sexisme est contagieux – aussi pour machines

Le professeur en informatique Vicente Ordóñez de l’Université de Virginia, a marqué un phénomène intéressant dans un logiciel de reconnaissance. Quand exposé à une image d’une cuisine le logiciel l'associait le plus souvent avec une femme qu’avec un homme. Il se demandait si lui ou d'autres chercheurs inconsciemment avaient injecté des biais dans leur logiciel.

En examinant les collections de photos dont ces types de logiciels se nourrissent, incluant une très extensive collection supportée par Google et Facebook, un biais sexiste est devenu apparente. Des images montrant shopping et lavage sont par exemple plus liées aux femmes, tandis que le coaching est lié aux hommes.

Il semble donc que nos mèmes, (un élément culturel reconnaissable répliqué et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres), ne se répand pas uniquement entre personnes mais aussi entre personnes et machines.

Pourtant, en examinant le sujet plus profondément, les chercheurs ont trouvé que les logiciels d'apprentissage ne pas seulement réfléchissent nos mèmes sexistes, mais ils les amplifiés. Si un ensemble de photos généralement associe des femmes avec la cuisine, les logiciels formés en étudiant ces images et leurs sous-textes créaient une association encore plus forte.

À mesure que les systèmes d’intelligence artificielle prendront plus de places dans nos vies, les enjeux de ces biais deviendront encore plus importants. Lorsqu’un futur robot n'est pas sûr du sexe d’une personne dans une cuisine, il ne va pas lui proposer une bière mais un aide à faire la vaisselle.

Des chercheurs de l'université de Boston et de Microsoft ont aussi montré que les logiciels formés sur des textes collectés dans Google News reproduisissent des biais sexistes. Quand ils ont demandé un logiciel de compléter la phrase  « L'homme est pour le codage d'ordinateurs ce qui est la femme pour XXXX », le logiciel a répondu, « la femme au foyer ».

samedi 2 septembre 2017

Une ligne de robots qui sait coudre vêtements !




Malgré toutes les avancées en robotique, l'art de couture a été quelque chose que les robots ont eu des difficultés à apprendre.

Cependant, une grande partie du processus de la fabrication de vêtements a graduellement été automatisé, de la cueillette du coton à la coupure des tissus. Certaines machines spécialisées peuvent même coudre des boutons ou des poches. Pourtant, aucun robot commercial n'a été capable de rassembler tous les différents matériaux pour créer des vêtements, comme par exemple une paire de jeans ou une chemise.

Mais, une entreprise américaine a maintenant conçu une ligne de robots capable de coudre des t-shirts.

Le site Quartz affirme que l'une des lignes de production robotisées de Softwear Automations peut remplacer 10 personnes. Elle produit aussi beaucoup plus, 1142 t-shirts en 8 heures, contre 669 t-shirts pour une ligne manuelle.

Une entreprise chinoise, Tianyuan Garments, qui entre autre fabrique des vêtements pour Adidas, a maintenant acheté 21 lignes de production. Mais, la fabrication ne sera pas localisée en Chine mais dans la ville américaine Little Rock.

Softwear Automations déclare sur son site que leurs lignes de robots peuvent fabriquer :
Oreillers 
Tapis de bain
Tapis de voitures
Serviettes
Matelas
Sacs fourre-tout
Ourlés
T-shirts 
Jeans et Pantalons

Pourtant, en cliquant sur Jeans et Pantalons on est informé que cette fabrication n’est qu’un projet à venir.

vendredi 1 septembre 2017

Bientôt de l'hydrogène moins cher ?



L'hydrogène a longtemps été considéré comme un porteur prometteur d'énergie qui pourrait remplacer les combustibles fossiles qui progressivement doivent être éliminés. Des sommes énormes ont été investies dans le développement de systèmes pour production et de stockage de ce gaz mais les défis sont quand même très importants.

Une équipe de recherche de la Suède, la Finlande et le Vietnam a maintenant inventé un système qui semble prometteur. L’élément clef est un catalyseur qui rende l’électrolyse d’eau plus efficace et moins cher.

Le catalyseur, qui remplace le très cher platina, est fabriqué à partir d’une matière plastique, la mélamine. Dans une première étape elle est carbonisé avec pyrolyse, puis oxyde de cobalt est ajouté. La deuxième étape consiste à placé cette matière dans un four avec une atmosphère d’'acétylène. Ce processus provoque la croissance de millions de nanotubes de carbone. Le résultat est un matériau avec une surface énorme.

Au cours des essais en laboratoire, les chercheurs ont observé que le catalyseur reste stable pendant une durée de 10 heures. Comme ils n’ont vu aucune dégradation, ils s’attentent que la matière soit très durable.

Le cobalt est un métal de conflit mais donné que la quantité nécessaire est minuscule les chercheurs ne le voient pas comme un problème.

La conclusion du projet est que ce nouveau catalyseur a le potentiel de réaliser une production d'hydrogène à grande échelle. À part de servir comme combustible dans des voitures électrique avec piles à combustibles, l’hydrogène peut aussi être utilisé pour réduire le CO2 dans la production d'acier ou pour produire des carburants tels que diesel et kérosène d’avions.