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mercredi 12 août 2020

Le poisson-orge qui est plus noir que noir


Le poisson-orge est un poisson qui vive dans les eaux tropicales et tempérées sur 500 à 5 000 m de profondeur. Un de ses caractéristiques est que proportionnellement il est l'animal qui possède les plus grandes dents au monde.

Pourtant, il n’est pas les dents qui récemment ont étonnés les chercheurs, c’est que ce poisson seulement avec grand difficultés se laisse photographier car il absorbe 99,956% de la lumière. Autrement exprimé, il ne réfléchisse que 0,044% de la lumière qui lui tombe dessus. C’est presque aussi noir que le matériau le plus noir connu, des nanotubes de carbone, qui absorbe 99,995% de la lumière.

Contre un fond blanc ce poisson n’apparaisse comme un l’ombre et contre un fond noir il devient presque invisible. L’effet s’explique par 2 phénomènes. La pigmentation est noir et que les écailles ne sont pas lisses mais forment des minuscules structures arborescentes qui font rebondir la lumière entrant et absorbent plus de photons.

Une autre question est à quoi il sert d’être noir dans les profondeurs des mers où la lumière du soleil ne pénètre pas. La raison probable est que le poisson-orge, qui est un prédateur, sans être vu peut s’approcher des plus petite poissons qui chasse avec de la bio lumière.     

 Source : WIRED

mardi 11 août 2020

Les herbivores sont plus menacés que pour les prédateurs


Des nouvelles découvertes renversent l'idée selon laquelle les animaux au sommet de la chaine alimentaire sont les plus menacés d'extinction quand les conditions environnementales changes. Au contraire, ce sont les herbivores qui sont les plus exposés et cela semble avoir été le cas depuis la fin de la période glaciaire.

La pyramide des nutriments de la biologie à l'école, celle qui montre les prédateurs en haut, des herbivores au milieu et des plantes en bas, n’a pas changé. Cette pyramide montre que le poids total, la biomasse, aux différents niveaux trophiques dans la chaîne alimentaire diminue vers le haut. Il y a donc beaucoup moins de prédateurs que d'herbivores, ce qui est l'une des raisons pour lesquelles les prédateurs pendant longtemps ont été considérés comme les plus à risque à disparation à cause des activités humains. Cependant, des nouvelles analyses basées sur les données de l'Union internationale pour la conservation de la nature, (UICN), montrent que se sont plutôt les herbivores qui courent le plus de risques d'extinction.

Les analyses ont été faites par une équipe de recherche avec des participants des États-Unis et d'Angleterre. Ils ont compilé des données connues sur la proportion d'espèces menacées de mammifères, d'oiseaux et de reptiles par rapport aux niveaux trophiques (prédateurs, omnivores ou herbivores). Environ 25% de toutes les espèces connues d'herbivores sont en danger. Chez les prédateurs, la proportion est inférieure à 18%. Cependant, la situation la plus mauvaise est pour des reptiles herbivores, (la plupart sont des tortues) ; où plus de 50% des espèces sont en danger.

Les chercheurs ont aussi effectué une analyse historique de la proportion d'espèces éteintes dans ces groupes. Il montre qu'à la fin de la dernière période glaciaire, la proportion de mammifères herbivores éteints a été supérieure à la proportion de prédateurs éteints.

La taille est aussi importante pour le risque d'extinction, mais d’une manière différente chez les mammifères, les oiseaux et les reptiles. Chez les mammifères, le risque d'extinction augmente avec la taille, ce qui signifie que les grands herbivores courent le plus grand risque d'extinction. Cela est aussi vrai pour les oiseaux et les reptiles qui sont herbivores ou omnivores mais ne pas pour les reptiles prédateurs, Leur risque d’extension diminue avec la taille.

Les grands prédateurs sont fascinés et charismatiques et ont dans le passé eu beaucoup d'attention de la part des chercheurs et du grand public. Cela a selon les chercheurs  contribué à une perception exagérée vis-à-vis d’autres groupes d'animaux.

Source : Science advances

lundi 10 août 2020

Les réverbères dérobent les pigeons de leurs sommeils profonds


Les pigeons dorment plus superficiellement et plus anxieusement avec la lumière allumée. C'est ce que montrent des chercheurs australiens dans une étude où, pour la première fois, des ondes cérébrales ont été mesurées chez des oiseaux endormis exposés à la lumière.

Le sommeil humain est divisé en étapes, y compris le sommeil REM lorsque nous bougeons les yeux et rêvons beaucoup, et le sommeil profond lorsque le corps se récupère le plus.

Ces stades de sommeil sont typiques pour mammifères et oiseaux main ne pas pour d’autres catégories d’animaux. Pour pouvoir analyser la qualité du sommeil de pigions et ne pas seulement la longueur, les chercheurs australiens laissaient quelques-uns dormir dans un laboratoire avec des électrodes connectées aux leurs cerveaux.

L'étude montre que la lumière blanche affectait toutes les étapes du sommeil. Elle les incitait à dormir moins profondément, plus courtes durais, plus fragmenté et ils passaient moins de temps à chaque étape de sommeil.

Chez l'homme, la privation persistante de sommeil peut avoir un certains nombres d'effets négatifs, y compris un système immunitaire affaibli. Chez les oiseaux, cependant, les effets exacts ne sont pas tout à fait clairs, mais certaines recherches suggèrent que le sommeil les aide à garder leur mémoire auditive en forme, ce qui affecterait l'apprentissage du chant.

Les chercheurs comparaient aussi si de la lumière blanche était aussi dérangeante que le jaune. Car, certains éclairages public avec des lampes au sodium, qui émettent une lueur jaunâtre, a longtemps été courant. Cependant, maintenant ils sont remplacés par des ampoules LED qui émettent de la lumière blanche.

L'étude montrait que les pigeons dormaient tout aussi mal si la lumière était blanche ou jaune. Par contre, les pies australiennes qui aussi ont été examinés dormaient beaucoup mieux lorsque la lumière était jaune. Cependant, parce que ni la lumière blanche ni la lumière jaune n’avaient exactement la même luminosité pour ces 2 groupes, il est difficile de comparer le résultat, même s'il s'agit de la même étude. De plus, les pigeons étaient élevés dans des laboratoires tandis que les pies étaient capturées à l'état sauvage. La variation peut donc être due aux différences entre les oiseaux sauvages et domestiques, et non aux espèces elles-mêmes.

Au lieu d’utiliser de la lumières de différentes couleurs, il existe une méthode bien établie pour ne pas déranger les animaux qui dorment, à réduire la quantité de lampadaires.

Les gens qui installent de la lumière publique doivent savoir qu’elle a une influence sur les animaux sauvages. A diriger la lumière vers le bas et à réduire la lumière dans certaines parties de la nuit, ce qui est possible avec LEDs, sont des mesures de bons sens.

Source : Current Biology