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samedi 3 janvier 2015

Etes-vous analphabète ?


Le risque que vous bientôt serez classé comme analphabète est élevé.

Autrefois c’était normal d’être analphabète, si normal que le mot n’existait même pas. Le mot est apparu en Français en 1598, « ces ignorans analphabètes, qui n'estudierent jamais en aucune livre ». En Suède il a duré jusqu’au 1950 avant que ce mot n’apparaisse dans l’encyclopédie national.     

Lorsque Guillaume le Conquérant taxait les Britanniques, en 1086, il avait mis en place une sorte de version médiévale d’un bureau d'enregistrement, connu sous le nom Doomsday Book. Dans l’histoire moderne il est un peu près à cette époque que les gens se sont rendu compte que la documentation écrit est une manière imbattable de communication et stockage d’information. Depuis, l'art d’imprimer ont littéralement conquis le monde.

Ceux qui ne savaient pas lire ont bientôt étaient défini comme des analphabètes et le pouvoir a tombé dans les mains de ceux qui le pouvaient. Tout comme l'alphabétisation a aidé les gens à naviguer dans un monde plein de textes, de savoir coder des ordinateurs peut aider les gens à naviguer dans un monde plein de codes.

Tant de pays en Europe n’ont pas encore la programmation comme un sujet à l’école. Ils sont tous dépassés par le Vietnam, la Chine, l'Inde et l'Estonie et le Royaume-Uni qui récemment a introduit la programmation comme une matière scolaire obligatoire.

Mais, au moins en Suède, il y a des mouvements dans la sous-végétation qui sont en train d’enseigner la programmation aux enfants. Voici quelques témoignages :

Neo Wakman, 11 ans : Lorsque on code, on entre des commandes dans l'ordinateur pour que cela produise des choses différentes. Le plus drôle est de programmer des jeux que d'autres peuvent jouer. Je voudrais apprendre le codage à l'école, mais sur un niveau assez avancé. Il serait au moins bon d'être en mesure de le faire si on veut travailler avec des applications ou des jeux dans l’avenir.

Svea Lidbo, 10 ans : D’apprendre à coder est comme apprendre une langue. Nous avons nos langues, telles que le suédois et l'anglais, les animaux ont leurs langues et les ordinateurs ont leur langue. En suédois, on peut parler de tout, mais dans la langue de codage on dit seulement « tu dois » pour déterminer ce que l'ordinateur doit faire. C’est la seule chose qu’on peut dire. On est  comme un parent qui simplement dit « tu dois, tu dois » à l'ordinateur tout le temps.

Hugo Anthony, 11 ans : Les langues de codages ressemblent un peu la langue ordinaire. Lorsqu’on encode c’est avec des mots en anglais ou en suédois, mais il y a aussi tas d'autres symboles. Il doit être ainsi pour que l'ordinateur comprenne. Tous les symboles doivent être mis sur la bonne place. On doit être très précis lors de l'écriture d’un code. Si on écrit le moindre faut, rien ne se passe.

L’initiative irlandaise Coderdojo existe dans 6 villes suédoises et 3 villes françaises. En Suède elle a été prise en charge par Spotify. Ce géant de musique a également lancé la structure Kodcentrum, un projet national qui offrira une formation gratuite dans la programmation. L'objectif est d’avoir formé 100 000 enfants d’ici à 2020.

Puisque les politiciens ne semblent rien faire, un groupe de programmeurs a décidé de pirater le curriculum scolaire. De « pirater » veut dans ce contexte dire de faire entrer le codage dans les matières scolaires déjà existant. Concrètement il s’agit d’enseigner les professeurs comment le codage peut améliorer l’apprentissage des élèves dans leurs sujets. 

Mark Twain: « Je n’ai jamais laissé l'école obstruer mon éducation » À part qu’on peut douter que Mark Twain l’a dit, peut-être est-il temps d’une mise à jour : « Malgré l'école, je ne suis pas devenu analphabète ».   

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