Pages

dimanche 3 novembre 2019

Dites bonjour à Emma, votre future collègue de bureau


Des yeux rouges, un regard mort, un teint pâle et un dos courbé. La personne est Emma et peut-être aussi votre futur collègue au bureau.

Cela peut sembler rude mais c'est comme ça que la poupée à taille humaine Emma a été fait. Le concepteur de la poupée est le vendeur britannique de mobilier de bureau ergonomique Fellowes, qui a commandé le rapport « The Work Colleague of The Future ». Il couvre des données d'enquêtes d’environ 3 000 employés de bureaux en Royaume-Uni, France et Allemagne. Le résultat drastique est la future employée de bureau Emma, qui pendant 20 ans a travaillé dans un bureau de style courant.

Chez les employés de bureaux britanniques d’aujourd'hui, 50% souffrent d’yeux douloureux, 48% de maux de dos et 48% des maux de tête. Ces troubles apparaissent comme une conséquence d’un environnement mal adapté pour humains.

C’est pourquoi Emma souffre de gonflements de bras et jambes, surpoids et un eczéma lié au stress. En outre, ses muscles et jambes sont faibles, elle a des varices et a cause de la mauvaise qualité de l'air ses yeux sont rouges. Parce qu’Emma a passé tant d’années à l’intérieure, elle est aussi très pâle.

samedi 2 novembre 2019

Le krill minuscule pourrait avoir un impact considérable sur les cycles mondiaux du CO2

Les krills sont des crustacés qui vivent dans les océans. Ils sont tout petits et une perception rependue est qu’ils ne servent qu’à nourrir les baleines. Pourtant, une nouvelle étude avec participants d’Australie, Royaume-Uni, Allemagne et États-Unis, a révélé que le krill est beaucoup plus important pour le climat de la Terre qu’antérieurement pensé.

Les baleines ne sont pas les seules à manger krill, les manchots et des nombreux autres oiseaux et poissons le font aussi. Le krill est donc important comme nourriture pour beaucoup d’espèces. Il est aussi pêché pour fabriquer des aliments pour bétails, poissons des aquacultures et humains, ce qui rend cette ressource vulnérable. L'huile de krill et la pâte de crevettes sont probablement les plus connus produits de consommation humaine. Cependant, le krill est aussi très important pour l’accumulation de matière organique sur les fonds des océans.

Les océans sont remplis de phytoplanctons, qui font de la photosynthèse et absorbent le CO2. Le krill les consomme et leurs excréments s’enfoncent ensuite dans les fonds marins. Les scientifiques ont constaté que ces excréments constituent la majorité du carbone qui s’accumule au fond des océans.

Le problème est que même si la pêche ne capture qu’environ 0,5% de tout la ressource de krill disponible, cette activité peut néanmoins avoir un impact sur les accumulations de CO2 sur les fonds des océans, d'autant que la pêche peut s'intensifier dans un proche avenir. Un outre effet est que les excréments de krill aussi libèrent des minéraux nécessaires pour la croissance des phytoplanctons.

Le krill arctique peut grandir jusqu'à 6 cm de long. Ils sont petits, mais parce qu’ils sont si nombreuses ils sont aussi importants. Donné qu’il existe un mouvement mondial contre la pêche des plus gros poissons, le krill semble être une source de nourriture de l’avenir, d’autant plus qu’il déjà est consommé dans de nombreuses régions du monde. Cependant, avant d’augmenter l’intensité de la pèche de krill, nous devront envisager l’impact sur l’écosystème et le climat.

Les scientifiques constatent qu'il faut plus de recherche pour mieux comprendre le problème. Nous devons aussi améliorer les méthodes de pêche pour assurer que les larvaires de krill ne sont pas capturés.

vendredi 1 novembre 2019

Des membres qui repoussent ou un grand cerveau


Un trait qui caractérise les têtards et d'autres vertébrés à sang froid est qu’ils peuvent repousser des membres en cas de perte, ce qui n’est pas le cas pour les animaux dans le règne homéotherme. Comment se fait-il ? Selon une nouvelle étude il est le prix à payer pour avoir un gros cerveau.

Un groupe de chercheurs russes est arrivé à ce résultat en étudiant un gène qui régule la croissance de la queue du têtard de la grenouille africain Xenopus laevis. Le gène, qui a été nommé c-answer, est localisé dans une vaste zone génétique qui aussi est présent chez les homéothermes mais où ce gène particulaire n’existe plus.

Lorsque les chercheurs bloquaient la réponse de c-answer chez les têtards, ils ne pouvaient plus recréer une queue perdue. Quand l’impact du c-answer était augmenté la capacité de recréer la queue se renforçait mais au prix d’un cerveau déformé.
 
L’explication est que le gène c-answer, est lié aux voies de signalisation qu'on aussi retrouve chez les homéothermes et qui affectent le développement du cerveau. Chez le fœtus de souris, la croissance du cerveau est inhibée si ces voies de signalisation sont stimulées de une manière qui correspondre à la repousse de la queue chez les têtards.

Par conséquent, il est probable que ce gène a disparu chez les homéothermes pour ne plus empêcher le cerveau à se développer à un organe volumineux.

Nous avons donc des gros cerveaux parce que nous n’avons plus la faculté à repousser des membres perdus, (bras et jambes). C'est le prix que nous avons dû payer pour devenir ce qui nous sommes.